Portrait Jacques VANAISE

Né le 17 février 1946, Jacques Vanaise expérimente l'astrologie depuis plus de trente-cinq ans.

Conférencier et enseignant, il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont « L'Homme-Univers » – Ed. Le Cri, Bruxelles, 1993 et « La Légende des Signes » – Ed. Le Cri, Bruxelles, 2005 On le dit volontiers artisan du symbole, philosophe et poète. Il s'est formé à la Gestalt, à l'Analyse transactionnelle et à la Programmation neurolinguistique. Dans un esprit de recherche, il expérimente également le Tarot (Miroir de soi), en tant qu'outil essentiellement symbolique et projectif.

Trajet de vie

Jacques Vanaise a suivi un trajet de vie un peu particulier et finalement assez personnel, de sorte qu'il a plaisir à se présenter comme un autodidacte.

Avec régularité, il a été fidèle à sa passion pour les outils symboliques que sont l'Astrologie et le Tarot. Il y voit avant tout les témoins d'une sorte d' "anthropologie de l'imaginaire symbolique". Il y est question de jeter des ponts entre la terre et le ciel, entre la raison et le mythe. On y rejoint l'homme dans ses fondements, face à son miroir, en quête d'une meilleure connaissance de soi. Car les images - symboles, avec leur jeu de métaphores et d'allégories, se prêtent admirablement bien à l'exploration de la psychologie humaine. Une telle démarche se situe évidemment à l'opposé de tout ce qui abuse le public à des fins prédictives et divinatoires.

Pour compléter utilement cette expérience des symboles, Jacques Vanaise a suivi des stages en Analyse Transactionnelle, en Gestalt, en Psychosynthèse et en Théâtrothérapie. il s'est également formé à la Programmation Neurolinguistique (PNL).

Dans la plupart des métiers et des domaines où il s'est investi, il a décelé l'importance du "connais-toi toi-même". C'est alors que sont mis en œuvre, il lui semble, les principes de tolérance et de coopération, de solidarité et d'accomplissement personnel.

Parcours astrologique

Fin 1974 : Jacques Vanaise rencontre l'astrologie, ce qui constitue un tournant dans sa vie. Il quitte son emploi et étudie à temps plein les fondements de l'astrologie. Il s'y épanouit rapidement comme philosophe et chercheur. Il suit plusieurs formations de psychologie pour parfaire sa connaissance du phénomène humain.

1976 : à la demande de Jacques de Lescaut, alors président du CéBÉSIA (Centre Belge d'étude Scientifique des Influences Astrales, créé par Gustave Lambert Brahy, Bruxelles), il organise un programme d'enseignement de l'astrologie. Parallèlement à Jean Hoyoux (psychologue, astrologue et musicien), il enseigne au CéBÉSIA pendant deux ans. Il assure aussi par intérim la rédaction de la revue « Demain ».

1978 : avec Jacques de Lescaut et Jean Hoyoux (notamment) il fonde l'Institut National d'AnthropoCosmologie (I.N.AC asbl). Il y occupe la fonction de vice-président. Il donne des cours à Bruxelles et participe aux différents séminaires organisés par l'institut.

1978 : il publie un traité d'anthropocosmologie. Il assure la rédaction de la revue « Co-Incidences » éditée par l'INAC.

1980 : il participe avec Jean-Charles Pichon (philosophe), Jean Hoyoux et Laurent d'Alès (physicien) à un séminaire sur l'Ere du Verseau.

1980 : il intervient à plusieurs congrès organisés en France par Jacques Halbronn (Président du M.A.U. Mouvement Astrologique Universitaire).

1981 : il coopère au stage "Planètes et Vibrations" avec Jean Hoyoux (celui-ci poursuivra cette démarche nouvelle dans les stages "Son et Vie").

1982 : il prépare une émission pour la télévision belge (Charleroi) : Wallonie 2000.

1983 : il se prête à plusieurs interviews pour la radio belge (L'Autre Parallèle et Rencontre - Daniel Stevens)

1983 : il collabore à la revue « Epignosis » (organe du groupe de recherche d'anthropologie créationnelle - Université de Perpignan. Directeur: Yves Albert Dauge).

1985 : il fait une intervention au Symbolium à Cannes (organisateur : Les Gémeaux - Danièle Rousseau). Il intervient au colloque « Entre deux réels » - Belgique, avec Jean Goffin, psychanalyste, et Louis Darms, président - fondateur de "Test-Achat" (organe des consommateurs – Belgique).

1986 : décès de Jean Hoyoux, président de l'INAC. Jacques Vanaise assure la présidence de l'Institut. Il devient membre de la Fédération Francophone d'Astrologie (avec notamment Danièle Rousseau, Alexandre Ruperti, Joëlle de Gravelaine, Solange de Mailly Nesles).

1987 : il fait une communication au Symbolium à la Cité des Sciences - Paris (Les Gémeaux - Danièle Rousseau). Il intervient dans plusieurs congrès organisés à Bruxelles par l'Institut des Sciences Astrologiques, asbl Constellations - directeur : Jacques de Lescaut. Il collabore à la revue « Le Ciel Etoilé » - asbl Constellations.

1988 : il réalise au planétarium de Bruxelles un montage audio-visuel " Libérons le Soleil, a space opera ".

1989 : il intègre à sa pratique de l'astrologie différentes approches et techniques psychologiques en vue d'en faire un réel outil de connaissance de soi et de changement. Il met sur pied, avec Annick Farber, psychologue, les séminaires "Se réaliser ".

1990 : il suit une formation en Programmation Neurolinguistique (PNL). Il est certifié comme praticien. L'INAC étant dissout, il suscite la fondation de l'association "L'Homme – Univers " qui entend contribuer à une anthropologie de l'imaginaire symbolique et mettre en valeur les applications psychologiques, philosophiques et éthiques du concept de l' Homme-Univers. Il en est le directeur de l'enseignement.

1991 : il édite une nouvelle version de son traité sous forme de " Notes de cours ".

1993 : il publie aux éditions LE CRI à Bruxelles son livre "L'Homme-Univers" (deux tomes en un seul volume). Il prépare un outil didactique d'utilisation de l'astrologie comme outil d'évolution personnelle.

1994 – 2000 : il entreprend une recherche sur les moyens d'allier tradition, progrès et libre examen au service d'une pédagogie alternative de l'imaginaire, en vue de promouvoir un nouvel humanisme et comme réponse à une crise des systèmes économiques, politiques et sociaux. Cette recherche procure les matériaux de nombreuses conférences.

2002 : dissolution de l'asbl « L'Homme-Univers »

2005 : publication, aux Editions Le Cri, Bruxelles, de « La Légende des Signes » qui invite le lecteur à rencontrer un jeu de miroirs : on y reconnaît les scénarios qui nous ressemblent.

2006 : Jacques Vanaise poursuit ce thème d'une légende personnelle dans l'idée de reconnaître les différents personnages qui s'animent sur notre «échiquier de vie».

2006 : il anime un séminaire à l'asbl F.A.B. (Fédération Astrologique Belge – Bruxelles) sur « Les choses de la vie ». Il y est question d'une exploration psychanalytique des douze secteurs ou maisons astrologiques, en les abordant comme un cycle structuré organisant la genèse psychologique de chacun.

2007 : il s'atèle à la rédaction d'un nouvel ouvrage : « Le Livre de toi-même ».

 

QUESTIONS - REPONSES

 

•  Quelles sont vos dates et lieu de Naissance ?

La Louvière , Belgique, 17 février 1946, 09H00 locale

•  Quelles études avez-vous suivies ?

Etudes secondaires, puis section A2 en Hôtellerie (rien à voir donc avec mon parcours astrologique…)

•  Pourquoi avoir choisi d'être Astrologue ?

Je n'ai pas « choisi » d'être astrologue. J'ai toujours été passionné par ce qui pouvait nous situer dans le temps (archéologie, étude des mythes, anthropologie, psychologie, psychanalyse) et dans l'espace (cf. la place de notre terre dans le système solaire et dans l'univers). Un jour, j'ai rencontré « l'idée de l'astrologie » et j'ai tout de suite pressenti en quoi elle pouvait répondre à mes intérêts et à mes interrogations.

•  Comment avez-vous appris l'astrologie ? Pourquoi ?

J'ai appris l'astrologie en autodidacte, parce qu'à l'époque (il y a près de 40 ans), il n'existait pas en Belgique d'écoles répondant à mes attentes qualitatives. J'ai découvert l'astrologie à travers les livres disponibles et, plus d'une fois, j'ai eu envie de renoncer, tant l'astrologie que j'y découvrais me semblait davantage une mancie qu'une approche sérieuse de la relation entre le phénomène humain et la réalité du Cosmos.

•  Quel est votre parcours sur le plan astrologique ?

J'ai donc commencé à décrypter les bases de l'astrologie, en tentant de faire la part entre le vrai (ou tout au moins le « juste ») et le faux. Progressivement, de nouveaux ouvrages ont corroboré mon intuition d'une autre astrologie, beaucoup plus proche de la connaissance de soi que du souci de la prévision, voire de la prédiction. Après trois ans d'étude à temps plein (je ne travaillais pas à l'époque), on est venu me chercher pour construire un cours d'astrologie à Bruxelles. Pendant plus de 30 ans, j'ai assuré des cours et des séminaires dans le cadre d'associations diverses : CéBésia (Centre d'Etude Belge Scientifique des Influences Astrales, fondé par GL Brahy), INAC (Institut National d'Anthropocosmologie) et l'asbl L'Homme-Univers. J'ai donné de nombreuses conférences et j'ai participé à plusieurs colloques (Belgique et France, principalement) Parallèlement à cette démarche spécifiquement astrologique, je me suis formé en psychologie (ce qui me paraissait indispensable) : Analyse Transactionnelle, Psychosynthèse, Gestalt, Théâtrothérapie et PNL (Programmation Neurolinguistique).

•  En quoi l'astrologie peut-elle être utile, pour vous et pour les autres ?

Essentiellement pour la connaissance de soi et, plus précisément, pour la découverte de notre « mythe intérieur », à savoir du processus psychique qui sous-tend la construction de notre personnalité. Les données astrologiques doivent, selon moi, être mises en lien avec d'autres « conditions » initiales : hérédité biologique et héritage culturel. Car l'astrologie désigne la dimension psychique qui préfigure, mais qui ne détermine pas notre personnalité. Elle indique les instruments de musique, il nous revient de devenir le chef d'orchestre.

•  Qu'apporte-t-elle comme éléments de réponses pour un consultant ou une entreprise ?

Selon moi l'astrologie (en tant que référentiel mythique et psychique) ne peut éclairer que ce qui relève de la dimension humaine et psychique. Je suis donc très sceptique quant à l'analyse des entreprises, comme s'il s'agissait d'une « entité » au même titre que la psyché d'une personne. L'astrologie nous procure essentiellement le schéma susceptible d'éclairer notre parcours psychique, celui-ci faisant suite à notre gestation intra-utérine. Les archétypes et les mythes que désigne l'astrologie nous sont probablement transmis, au même titre que les instincts. Mais le lien ou le transfert des uns aux autres (des instincts aux symboles et aux archétypes) est encore difficile à comprendre. Toujours est-il que notre rapport psychique (voire quantique) à l'univers nous restitue les grands schémas psychologiques de l'humanité. Ceux-ci contribuent à la gestation de notre personnalité, à travers les aléas de notre histoire.

•  A quoi reconnaît-on un bon astrologue ?

A sa connaissance aussi complète que possible des fondements et des limites de l'astrologie. A son respect indéfectible de la personne (du consultant), dans sa marge de liberté. Celle-ci est à conquérir chaque jour et l'astrologue se doit de la désigner, de la valoriser et de l'encourager. A son humilité, à son refus de prendre le pouvoir, à son honnêteté au moment d'indiquer quelles sont les limites de ses connaissances.

•  En tant qu'astrologue, quelle a été votre plus belle expérience ?

C'est chaque fois que je découvre sur l'écran de mon ordinateur le thème unique d'une personne, parce que je sais que je vais discerner pas à pas ce que cette personne a de « singulier » à être, à faire, à devenir. Nous apportons en effet chacun(e) une réponse originale, parfois difficile, tantôt modeste et anonyme, tantôt célèbre, à la difficile question de savoir : « c'est quoi, vivre ? ». J'aime la formule selon laquelle chaque « nouveau né » est un nouveau messager du Cosmos.

•  Utilisez-vous l'astrologie pour vous-même, vos proches ?

Bien entendu, mais dans les justes limites déjà définies plus haut. En ce qui concerne l'actualisation du temps présent, je ne l'utilise pas pour annoncer des événements, mais pour éclairer des situations et pour en comprendre les tenants et les aboutissants. Je sais que ce que nous vivons nous ressemble. Mais rien n'est écrit par avance. Nous sommes en chantier pour comprendre de quoi nous sommes faits, pour ensuite mieux nous servir de notre partition et enfin pour pressentir quel peut être notre fruit d'accomplissement. Ce fruit ne peut être ajouté comme une boule dans l'arbre de Noël ; il est l'incarnation aboutie d'une matière vivante…

•  Quels conseils donneriez-vous à quelqu'un qui veut apprendre l'astrologie et éventuellement en faire son métier ?

•  Se défier des cours prometteurs, d'une formation en 3 ou 10… (peu importe) leçons, vite fait bien fait…

•  Se défier des cours hors de prix, comme si « plus c'est cher, plus cela doit être sérieux » !

•  Se former aussi à l'un ou l'autre des courants de la psychologie, pour comprendre la dynamique psychique d'une personne ; ce dont l'astrologie ne peut que proposer une carte de lecture parmi d'autres.

•  Sans cesse sur le métier remettre son travail, et annoncer dans ses premières « consultations » qu'il est encore et toujours question d'apprendre, grâce à l'apport du consultant

•  A quel courant astrologique vous reconnaissez-vous ?

J'apprécie davantage des auteurs que des courants : Ruperti, Rudhyar, Senard, Verney, Nicola, Greene, Sasportas, Arroyo, Jarnoüen de Villartay, etc.

•  Enseignez-vous l'astrologie ?

Je l'ai enseignée durant trente ans. Je me consacre aujourd'hui principalement à l'écriture, mais j'accepte lorsqu'on m'invite pour un séminaire d'approfondissement.

•  Avez-vous écrit des ouvrages sur l'astrologie et si oui lesquels ?

Je ne citerai que les ouvrages publiés : «  L'Homme-Univers » Editions Le Cri à Bruxelles, et «  La Légende des signes  », même éditeur.

•  Exercez-vous une autre discipline que l'astrologie ? Si oui laquelle et pourquoi ?

J'adjoins à l'outil astrologique des techniques d'échange, d'exploration et d'aide empruntées aux pratiques psychologiques auxquelles je me suis formé. J'utilise volontiers aussi le Tarot projectif, que j'intitule « Miroir de soi », dans la juste mesure où, en fin d'entretien, les images symboliques permettent de synthétiser et de dynamiser les points forts de la consultation. Leur côté visuel est plus accessible au consultant, ce qui lui permet de participer plus étroitement au travail de mise en lumière de ses composantes. Le Tarot n'annonce rien, il éclaire et il met en scène.

•  Que pensez-vous des horoscopes que l'on peut lire dans les magazines divers ou écouter à la radio ?

Ils contribuent à décrier l'astrologie, à conforter les uns dans la croyance que « c'est écrit » et les autres dans la critique « l'astrologie, ce n'est décidément pas sérieux ! »

•  En avez-vous fait de tels ?

Jamais !

•  Quel est votre « maître » en astrologie ? Pourquoi ?

Je ne pense pas avoir un maître en astrologie et je me garde de l'être à mon tour pour d'autres.

•  Si vous faites des consultations, comment cela se déroule-t-il ?

La consultation suppose trois préalables :

•  avoir construit le thème de naissance, l'avoir étudié en vue de faire la synthèse de ce qu'il comporte d'unique : il ne peut être question de répéter des formules liées à tel aspect, à tel signe, à telle maison, autant de fragments de la carte du ciel. Nous ne sommes pas en présence d'un puzzle mais d'un échiquier vivant

•  situer brièvement pour le consultant ce qu'il peut réellement attendre de l'analyse de sa carte du ciel, lui donner quelques éléments pratiques pour lui permettre de relativiser le propos de l'astrologue et pour pouvoir aussi participer à l'interprétation de son thème

•  lui préciser qu'il ne doit rien écouter « à la lettre », mais entendre l'écho de ce que l'interprétation de son thème astrologique éveille en lui

La consultation se déroule ensuite sous la forme d'un dialogue, non d'une révélation unilatérale.

Si le temps présent est abordé (cela dépend du souhait du consultant), c'est avec le souci de rassembler les éléments actuels de la vie du sujet, dans le but d'en saisir le sens, autrement dit de saisir en quoi les situations vécues sont illustratives de ce qui se reproduit ou est en train d'évoluer (d'éclore) au sein de la personne. Les cycles désignent des processus, ils ne sont des poteaux indicateurs d'obligations.

•  Si vous n'en faites pas, pourquoi un tel choix ?

Je vérifie en tout cas chaque fois l'attente du consultant et, s'il s'attend à recevoir des prédictions, je décline la demande.

•  Citez moi 3 astrologues que vous pensez être les plus sérieux ?

Ce serait présomptueux de ma part de les départager. J'ai beaucoup d'estime pour l'équipe qui tente actuellement de revaloriser l'astrologie au sein de la FDAF.

Il m'est arrivé par ailleurs d'apprécier les discours raisonnables tenus par certains praticiens et d'être ensuite horrifié de découvrir leur pratique, en totale contradiction avec leurs déclarations !

•  Comment se passe votre journée type ?

Je ne vois pas l'utilité d'en décrire le détail, par rapport au sujet de l'astrologie. Disons que j'apprécie l'alternance des tâches manuelles (entretien de la maison et du jardin) et des occupations d'écriture et de recherche.

•  Quels conseils donneriez-vous à une personne qui veut consulter un astrologue ?

De s'informer sur ses compétences, sa discrétion, son sens de la responsabilité, son humilité face à l'astrologie et surtout face au mystère de l'incarnation. De se défier de toute promesse quand aux révélations et de toute publicité quant à ses prétendus succès antérieurs.

•  Est-ce les hommes ou les femmes qui vous consultent le plus ?

Une majorité de femmes.

•  Comment pouvez-vous expliquer cela ?

Parce qu'elles ont un sens plus aigu et plus ouvert de la vie intérieure. Elles sont malheureusement aussi (parfois) les … plus crédules…

•  D'après vous, l'astrologie peut-elle être la réponse à beaucoup de questions ?

Si elle peut aider à donner un sens à ce qu'une personne vit, ce n'est déjà pas si mal. Autre chose est de prétendre répondre à des questions ponctuelles à l'infini. Si l'astrologue était en mesure (ceci est une caricature, quoique…) de connaître les numéros de Lotto, on se demande alors pourquoi il doit encore travailler et supporter la visite intempestive de ses consultants… Et si chaque personne a ses propres bons numéros, je promets du plaisir au tambour de la loterie pour satisfaire tout le monde à la fois ! Un peu de bon sens éclaire l'aberration de certains discours !

•  Faut-il suivre « à la lettre » les conseils d'un astrologue ? Pourquoi ?

Sûrement pas : tout discours astrologique est à transposer dans son propre vécu. Il faut aussi laisser le temps au temps : l'analyse d'un thème demande d'être digérée, parfois certains éléments de la personnalité profonde ne sont pas encore accessibles. L'astrologue ne peut qu'éclairer et donner du sens.

•  Que pensez-vous des logiciels d'astrologie ?

Ils sont intéressants pour les calculs et donc pour établir la carte du ciel. Par contre, tout programme d'interprétation fonctionne à la manière du puzzle dénoncé plus haut : l'astrologie n'est pas faite d'une succession de tiroirs souvent contradictoires… Le logiciel ne peut remplacer l' art du praticien.

•  Lequel préférez-vous ?

J'utilise « Andromède » de chez Alsyd (publicité gratuite ?)

•  Pourquoi, d'après vous, l'astrologie n'est-elle pas une science reconnue ?

Parce que « les sciences dures » considèrent la réalité comme si elle était composée de briques. Elles fragmentent, alors que l'astrologie se doit de globaliser et de synthétiser. Les sciences dures s'attachent au démontrable, dans le rapport de cause à effet. L'astrologie utilise le symbole interchangeable à l'infini au niveau du sens. Le piège de l'astrologie est de vouloir être « scientifique » au premier sens du terme, et donc de s'éloigner de son principe analogique et symbolique. Mais les sciences nouvelles lui offrent sans doute une meilleure perspective lorsqu'elle considère les dimensions quantiques de l'information (échange) et de la mémoire (transmission). Mais nous ne sommes encore là que devant quelques prémices, dans la compréhension de « comment ça marche »…

•  Le sera-t-elle un jour ?

Voir ci-dessus…

•  Faut-il la réglementer ?

En vue de régler sa pratique, sans aucun doute ! Mais je ne pense pas qu'il convient de la réglementer en tant que telle… On n'enferme aucune connaissance dans un carcan…

•  Que pensez-vous des écoles d'astrologie ?

Elles sont intéressantes lorsqu'elles favorisent les échanges entre divers courants et qu'elles le font avec plus de moyens et plus de compétences (il y a plus dans deux ou trente têtes que dans une). Mais je me méfie des écoles qui ne sont que le lieu théâtral … consacré à la gloire d'un maître et de sa cour…

•  Faut-il qu'elles soient régies par l'état ?

L'état ne pourrait que légiférer sur les pratiques et ses dérives. Il ne peut définir ce qui est vrai ou faux dans les fondements de l'astrologie elle-même.

•  Quel constat faites-vous aujourd'hui de l'astrologie ?

Il me tarde de la voir grandir et devenir adulte. Ce serait le cas si elle n'était mise dans le même tiroir que tout ce qui relève des mancies. L'astrologie est trop souvent un alibi pour nombre de praticiens plus voyeurs que voyants …

•  Quel est selon vous son avenir ?

Il dépendra du devenir de l'humanité elle-même. Le monde est dans une impasse ; et celle-ci n'est pas seulement d'ordre économique (ou financier), elle est aussi et surtout d'ordre culturel, voire spirituel. Il est temps de reconsidérer les enjeux du monde humain. Sans m'étendre sur la question qui réclamerait des pages… je dirai simplement que si nous sommes produits par l'univers (et, plus proche de nous, par le système solaire) nous devrions nous souvenir (comme le dit Reeves) que nous sommes poussières d'étoiles… Mais nous sommes là bien loin, il est vrai, d'une astrologie qui consent à répondre à des questions factuelles du genre : « vais-je tomber amoureux ? » ou « ma belle-mère va-t-elle se décider à me f… la paix ? » En éclairant l'univers psychique qui nous anime, l'astrologie a beaucoup à nous apporter. Les astrologues doivent donc élever le débat, mais c'est aussi la société tout entière qui doit se poser de nouvelles questions de civilisation. Ce qui revient à dire, comme l'écrit Patrick Jarnouën de Villartay que « l'astrologie (est) la science du futur », mais j'ajouterai : à condition que les hommes se donnent un autre avenir. Nous parlons là, évidemment, d'une tout autre astrologie… Nous sommes sans doute plus près d'une véritable «  anthropo – cosmo – logie  ».

 

 

 

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